142 milliards pour le bitumage des routes Abong-Mbang-Lomié et Carrefour Biyebe (Meyomessala)-Bengbis.

C’est le résultat d’un accord de financement signé le 12 août 2025 à Yaoundé entre la République du Cameroun et la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) d’une part ; la République du Cameroun et la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) d’autre part. Le premier accord permet au Cameroun de bénéficier d’un prêt de la BDEAC de 99,85 milliards FCFA et le second accord a permis au Cameroun de bénéficier du mécanisme communautaire de bonification, qui vise à réduire le taux d’intérêt d’un prêt de la BDEAC, lorsque les investissements ciblés sont en phase avec la stratégie d’intégration des peuples de la CEMAC.

Au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire qui abritait cette cérémonie, Alamine Ousmane Mey, le plénipotentiaire camerounais, Dieudonné Evou Mekou le Président de la BDEAC et Baltazar Engonga Edjo’o le secrétaire exécutif de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale ont salué ce moment, qui marque une étape décisive non seulement dans le désenclavement de la zone frontalière entre le Cameroun et le Congo, mais surtout qui contribue à la modernisation du corridor entre le Cameroun, la République centrafricaine et le Tchad. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement camerounais, dont celui des Finances Louis Paul Motaze et des Travaux Publics Emmanuel Nganou Djoumessi.

Les travaux de construction ne vont pas se limiter au simple bitumage des tronçons Abong-Mbang-Lomié (124 km) et Carrefour Biyebe-Bengbis (42 km). Plusieurs investissements connexes, supportés pour l’essentiel par la contrepartie camerounaise d’un montant de 42,7 milliards FCFA, vont permettre le renforcement des pistes et des coopératives agricoles, la modernisation de certaines infrastructures de santé et éducatives, la construction des adductions d’eau, entre autres.

Toutes ces parties prenantes au niveau communautaire, national et local ont émis le vœu de voir les travaux démarrer au plus vite. C’est dans cette dynamique que l’équipe projet s’est très vite déployée sur le terrain, afin de procéder, avec les maires des villes devant bénéficier de la construction de leur voirie urbaine, à l’identification des artères de route visées.